Alors que dans la phase primitive de l’accumulation capitaliste « l’économie politique ne voit dans le prolétaire que l’ouvrier », qui doit recevoir le minimum indispensable pour la conservation de sa force de travail, sans jamais le considérer « dans ses loisirs, dans son humanité », cette position des idées de la classe dominante se renverse aussitôt que le degré d’abondance atteint dans la production des marchandises exige un surplus de collaboration de l’ouvrier. Cet ouvrier soudain lavé du mépris total qui lui est clairement signifié par toutes les modalités d’organisation et surveillance de la production, se retrouve chaque jour en dehors de celle-ci apparemment traité comme une grande personne, avec une politesse empressée, sous le déguisement du consommateur. Alors, l’humanisme de la marchandise prend en charge « les loisirs et l’humanité » du travailleur, tout simplement parce que l’économie politique peut et doit maintenant dominer ces sphères en tant qu’économie politique. Ainsi « le reniement achevé de l’homme » a pris en charge la totalité de l’existence humaine.

在资本主义积累的最初阶段,“政治经济学在无产者中只看见工人”[1],他们只能获得少得不能再少的最小值以维持其劳动力,从未有过“关于他们的闲暇、关于他们的人性”的考虑;但当商品生产中的富裕达到一定程度,亟求一种工人协作的过剩[?],这种来自统治阶级的观念的立场[观点]就立刻倒转过来。而工人们便立刻洗清[?]了那种清楚地标示于生产的组织和监督一切形态中的总体蔑视,他们发现,除此[工作?]之外的每一天,自己显得好像被款待为一位大人[?],具有一种殷勤的礼节,披着一付消费者的伪装。这时,商品的人道主义便开始掌管劳动者的“闲暇和人性”,只不过是因为政治经济学现在能够且必须把这些领域作为政治经济学来统治。于是“对人的彻底背弃”便插手掌管了人类存在的总体性。


[1] 马克思:政治经济学手稿